vendredi 12 avril 2019


Le 11 avril, Les personnels du Bureau des Communications et Radio étaient mobilisés, avec les personnels du CNES, pour assurer une opération de migration de satellite de nos liaisons VSAT.
VSAT signifie "terminal à très petite ouverture" (en anglais Very Small Aperture Terminal). Il s'agit d'une technique de communication par satellite qui permet la transmission de données, en téléphonie, TV et internet. Avant l’apparition de ces communications satellites, les transmissions dans les îles australes étaient assurées par radio sur des longueurs d’onde permettant la réflexion dans les couches de l’atmosphère.


Radome VSAT de Port-Aux–Français abritant l’antenne parabolique


Pour les bases australes et antarctiques, il s’agit du seul moyen de communication, car ces territoires ne sont évidemment pas reliés par câble sous-marin. 

Cette opération consistait à passer d’un ancien satellite, l’IS 902 lancé en 2001, à un plus récent, l’IS 17, placé lui aussi en orbite géostationnaire par la fusée ARIANE en 2010.

Le satellite IS 17

L'antenne parabolique située à l'intérieur du radôme



L'orbite géostationnaire autour de la Terre se situe à une altitude de 35 786 km au-dessus du géoïde terrestre. On parle aussi d’orbite géosynchrone qui présente la particularité de faire qu'un corps se trouvant sur cette orbite possède une période de révolution très exactement égale à la période de rotation de la Terre sur elle-même (23 heures 56 minutes et 4,1 secondes). Cette propriété fait que tout corps en orbite géostationnaire paraît immobile par rapport à tout point de la Terre.

Le dispositif qui permet d'assurer la réception et l'émission du signal










Cette migration de satellite entraîne pour les installations sur base la nécessité d’un re-pointage de notre antenne parabolique, de façon extrêmement précise vu la distance qui nous sépare du satellite.





Yoann, le chef de station du CNES,
 et Jean-Sébastien, l'un de nos techniciens radio


Deux systèmes de repositionnement de l’antenne permettent ce réglage sur un plan horizontal, et au niveau de l’azimut.
Paul-Elie, le second technicien radio, à la manœuvre de réglage


















 Ces deux axes peuvent être réglés de façon quasi millimétrique avec une simple clé à cliquet !





On contrôle la qualité du signal en mesurant l’émission au moyen d’un analyseur de spectre, de façon à avoir un débit optimal.



Michel le chef BCR, Thomas technicien CNES, avec Jean-Sébastien et Paul-Elie




Nos techniciens Télécoms ont tous reçu une formation sur la manière d’effectuer le re-pointage de l'antenne vers le nouveau satellite, et après plus de deux heures de manipulations, en relation étroite avec le centre Airbus Défense and Space’s à Toulouse, l’opération s’achève :
La base de Port-Aux-français est de nouveau reliée au monde, à l'aide de ce moyen de communication plus performant que l’ancien!  







Quelques éléments sur ce satellite Intelsat 17 (IS-17) :
Sa position est de 66 ° E. Il a été lancé le 26 novembre 2010 depuis le Centre spatial guyanais de Kourou par la fusée Ariane 5 ECA. Il pèse un peu plus de 2 tonnes et a une durée de vie de 18 ans.
Son opérateur est Intelsat, consortium intergouvernemental International créé le 20 août 1964, associant 11 pays. Celui-ci possède 53 satellites géostationnaires, plusieurs téléports dont celui de Fuchsstadt en Allemagne.




dimanche 31 mars 2019


Manip "Alien" :  Inspection des produits frais

Comme après chaque OP, les agents de la réserve naturelle nationale procèdent à un contrôle des fruits et légumes introduits sur le territoire à l'occasion de l'approvisionnement en frais reçu par le Marion Dufresne.


Cette opération a pour but de veiller à limiter l'introduction sur le territoire d'insectes, de plantes, de graines ou encore de champignons et bactéries.

Plus d'une trentaine de variété de fruits et légumes sont livrés à chaque OP et les agents de la RNN, aidé par des volontaires, inspectent ainsi l'ensemble des produits mais aussi des contenants à la recherche de larves, insectes, moisissures, débris végétaux ou encore résidus de sols.



Au delà de cette veille visant à protéger la biodiversité de l'archipel, cette inspection présente aussi l'avantage d'opérer rapidement un tri des produits qui auraient pu être altérés par le transport. Les fruits et légumes avariés sont retirés et jetés, et ceux pouvant être encore consommés sont livrés à la cuisine pour être utilisés en priorité, évitant ainsi le gaspillage et la contamination des stocks. 

Un rapport est enfin transmis au siège des TAAF afin d'améliorer, en relation avec les fournisseurs, la chaîne de production, de conditionnement et de distribution. Certains échantillons d'invertébrés sont collectés et envoyés en métropole, à l'université de Rennes, pour identification. On trouve principalement des cochenilles, des fourmis, des araignées et quelques diptères, le plus souvent morts.
 




   

vendredi 29 mars 2019

Première visite officielle à Kerguelen de Mme Evelyne Decorps, Préfète des TAAF et administratrice supérieure.


Mme la Préfète à son arrivée sur la DZ
A l'occasion de l'OP1, qui s'est déroulée les 27 et 28 mars à Kerguelen, Mme la Préfète des TAAF a pu découvrir le district le temps d'une opération portuaire certes courte, mais dense.

Elle a ainsi rencontré et échangé avec de nombreux hivernants, visité certains services, dont l'hôpital où elle a pu s'entretenir avec les médecins de la base. 

Lors de visites sur le terrain, elle a pu se faire présenter certains sites emblématiques de l''archipel, comme la manchotière de Ratmanoff où se déroulent tout au long de l'année des programmes scientifiques sur la population de manchots royaux.

Manchotière de Ratmanoff
Accompagnée de MM. Christophe Aubel, directeur général de l'Agence Française de la Biodiversité, Brice Huet, directeur adjoint de la Direction de l'Eau et de la Biodiversité au Ministère de la transition Ecologique et Solidaire, et de Cédric Marteau Directeur de l'environnement et de la Réserve naturelle, elle s'est également rendue sur l'île haute, l'une des nombreuses îles du golfe du Morbihan.
   


Cormoran de Kerguelen  (photo Quentin Guibert) 
Sterne de kerguelen (photo Quentin Guibert) 
Sur place, Quentin Guibert, un agent de la RNN, lui a fait une présentation des différents programmes menés par la réserve, en terme de suivi et d'éradication d'espèces végétales introduites, mais aussi de suivi de population d'oiseaux, comme le cormoran de Kerguelen, le pétrel noir, de kerguelen, à menton blanc ou encore la sterne de kerguelen.




Mme la Préfète avec le chef de district devant la gérance postale