dimanche 15 octobre 2017

Le chou de Kerguelen (pringlea antiscorbutica Brown)

Espèce endémique de la famille des brassicacés/crucifères, seule membre du genre Pringlea.

Son nom « Pringlea » lui a été donné par Cook en l’honneur du président de la Royal society, le médecin John Pringle. « Antiscorbutica » lui a quant à lui été donné par Hooker pour sa protection contre le scorbut. En effet, cette plante renferme une quantité importante d’acide ascorbique (vitamine C) – comparable au chou de Bruxelles ou au persil.
Toutefois, cette plante à la saveur parait-il amer est interdite à la consommation, étant une espèce protégée.

Répartition : Iles subantarctiques entre 45 et 55° de latitude sud (Crozet, Prince Edouard, Heard) ;

Habitat : flancs de montagne ou littoral.

Croissance : Plante vivace ayant une germination de 7 mois pendant l’hiver avec une croissance ralentie mais non dormante, ce qui présume d’une bonne adaptation au froid.
Les conditions favorables de croissance sont l’exposition ensoleillée et l’humidité restreinte. Elle peut atteindre 1 mètre de hauteur.




Feuilles : ovales en rosette de couleur bleu-vert pouvant atteindre une longueur de 30 cm et une largeur de 15 cm et comporter jusqu’à 46 feuilles.

Floraison : la pollinisation est autogame en l’absence d’insectes pollinisateurs du fait du vent. Les boutons apparaissent dès juillet et la floraison a lieu de septembre à décembre. Les fleurs de 4 pétales sont au bout de pétioles disposées entre quatre sépales.

Fructification : Les fruits apparaissent à partir de novembre. Ils sèchent et libèrent une graine visqueuse dispersée par hydrochorie. Une hampe complète donne de 5000 à 15000 graines dont 30% germent à 8 mois dans les conditions de Kerguelen.






Espèces associée

1)  le mollusque non marin notodiscus hookeri dont le pringlea est l’habitat privilégié. Il s’agit d’un petit escargot de 7 mm de diamètre maximum. Sa coquille de couleur jaune avec des tonalités de vert ou rouge est brillante et possède 4 à 5 tours.

      2) Le calycopteryx moselyl, mouche aptère de la famille des mycropezidae.



mercredi 11 octobre 2017

Passage de l'Ile de la Réunion et radio amateurisme

L’Ile de la Réunion, bateau de pêche français autorisé dans la Zone Economique Exclusive, est passé effectuer un soutage à Kerguelen. 


Le second du bateau est l’unique radio amateur licencié de Kerguelen: indicatif FT5XT
Le radio amateurisme consiste, entre autres, à se faire appeler par d’autres radios amateurs dans tous les pays de la planète. Lorsqu’il est de passage sur Kerguelen, comme c’est le cas aujourd’hui, à bord de son bateau, à moins de 200 milles des cotes, c’est plus de 1000 personnes qui essaient de le contacter pour attester qu’ils ont joins Kerguelen ! Il répond en donnant une fréquence de connexion.




   

dimanche 8 octobre 2017

Les manchots papous (Pygoscelis papua)



Le manchot papou appartient à la famille des spheniscidae et au genre Pygoscelis. Il existe deux espèces présentes dans les îles subantarctiques et en Antarctique. Celle présente dans les australes est Pygoscelis papua papua. Son nom lui vient de Papouasie nouvelle guinée, bien qu’il n’y ait pas de manchots dans ce pays. En effet, le premier à avoir décrit l’espèce est le naturaliste français Pierre Sonnerat dans son ouvrage « Voyage à la nouvelle guinée » en 1776.
Répartition
La population mondiale est estimée à 314 000 couples.

Habitat
Les manchots choisissent une colonie et y restent une année : plage, vallée, colline, sommet de falaises ou herbe à Tussock. Les colonies d’une dizaine à quelques centaine d’individus bougent d’une année sur l’autre, après la reproduction car l’activité des oiseaux détruit la végétation.

Description
Le manchot papou mesure entre 60 et 90 cm de haut pour 6 kg. Il a le dos et la queue noire, le ventre blanc. Une singulière bande blanche triangulaire est dessinée au dessus de ses yeux rouges cerclés d’un anneau de plumes blanches. Son bec de 6 cm de long est rouge orangé au bout noir et ses pates également rouges orangées.

Photo: Michael Parisot
Alimentation
Sous l’eau le manchot papou se déplace à une vitesse de 35km2. Il se nourrit de poissons, crustacés et céphalopodes.

Reproduction
Le manchot Papou est monogame. Il reste uni pendant toute une saison, parfois toute une vie. La saison de reproduction est de Juin/août à Octobre/Novembre.
Le manchot construit un nid dont le socle est réalisé à partir de cailloux arrangés en bol et recouverts de plumes, brindilles et végétaux. Le premier œuf est pondu 5 jours après la reproduction, le second 2 jours plus tard. L’incubation dure 35 jours. Les deux parents se relaient pour la couvaison puis pour nourrir les poussins. Ils les nourrissent pendant 80 jours mais au bout de 25 jours les poussins rejoignent des crèches.
Sa longévité est de 13 ans.

Prédateurs
Des poussins : les skuas et les goélands.
Des adultes : les otaries, orques et léopards de mer.
Les programmes de recherche et de protection en cours sur les manchots papous à Kerguelen :

1) Comptage des manchots papous sur la péninsule Courbet (Réserve Naturelle des TAF) : Sur l’Ouest du tour Courbet 20 colonies de manchots papous ont été inventoriées au mois d’Octobre pour 1 610 individus (adultes couveurs et poussins seuls).
 
2) Surveillance par photos identification de possibles attaques de manchots par le chat haret et le skua (Réserve Naturelle des TAF) : Un nouveau protocole de suivi de prédation des colonies de manchots papous a été mis en place sur Pointe Suzanne et à l’Anse des Papous afin de mieux comprendre les raisons des fortes variations de succès reproducteur des manchots papous, entre les années et les colonies. 10 pièges photos ont été installés afin d’observer d’éventuelles prédations, des jours de focale d’observation sont réalisés pour la même raison et afin d’étudier le comportement de potentiels prédateurs et des parcelles de suivi de fèces de chat ont été délimitées et nettoyées afin de récolter, disséquer et analyser le contenu des fèces par la suite.

lundi 2 octobre 2017

Aides médicaux d'urgence



Des aides médicaux volontaires sont en cours de formation pour appuyer les deux médecins présents sur la base en cas d’intervention chirurgicale d’urgence. 11 nouveaux personnels ont reçu les formations générales. Ils suivent maintenant une orientation de spécialité : 2 coordinateurs, 3 techniciens, 3 aides anesthésistes et 3 aides opératoires.